CNV

La CNV : Communication NonViolente

« La violence est l’expression tragique de besoins non satisfaits » Marshall Rosenberg

De quoi part la CNV ?

De nos besoins :

–          « La violence est l’expression tragique de besoins non satisfaits » Marshall Rosenberg

–          Quoi que nous fassions c’est pour satisfaire un ou des besoins

–          Les besoins sont universels et ressentis par tous

–          Nous avons d’incroyables ressources pour satisfaire au moins en parti nos besoins pour autant que nous recevions de l’empathie qui nous apprend à vivre l’auto-empathie.

Qui a initié cet approche ?

C’est un processus issu de la psychologie humaniste, élaboré par Marshall Rosenberg, docteur en Psychologie clinique et collaborateur de Carl Rogers.

Marshall Rosenberg a fondé la Communication NonViolente suite à un questionnement. Qu’est-ce qui fait que certains se déconnectent de leur bonté naturelle, les conduisant à se comporter de manière violente et dominatrice ? Et inversement qu’est ce qui permet à d’autres personnes de rester connectées à leur propre bonté naturelle, même dans les pires circonstances ?

A quel jeu tu joues ? Le jeu de « Qui a raison ? » ou de « rendre la vie merveilleuse »?

C’est un mode de communication loin d’être naturel puisque nous avons tous grandi avec des notions de bien et de mal, de vrai et de faux, et  que lorsqu’une personne a tort, elle doit être punie, ou récompensé si elle a juste.

Récompenser ou punir font partie de la même démarche qui est une démarche de jugement. La CNV propose une voie différente, celle de se connecter à l’intention et au besoin plutôt qu’à l’évaluation et au plaisir de punir celui qu’on considère comme mauvais.

Jouissez-vous de la violence ?

Prenez cet exemple : aux heures de grande écoute télévisuelle passent des programmes ou le « bon » donne une correction au « méchant ». Qui n’a jamais ressenti ce soulagement quand enfin le héros met à terre le méchant, quand il ne le tue pas ? Cela parle de notre besoin de justice n’est-ce pas ? Et voilà comment on nous fait aimer la violence et que l’on se maintien dans ce jeu de récompense-punition. C’est un modèle tellement présent dans nos esprits que nous en arrivons à ne même plus le remettre en cause ni même à imaginer qu’il puisse y avoir un autre mode de relation entre les êtres, un autre mode d’éducation plus proche de la coopération et de relation gagnant-gagnant.

A quoi ça sert ?

–          Créer des relations empathiques et authentiques, où les besoins de chacun sont pris en compte.

–          Créer un langage qui favorise l’intelligence relationnelle et la connexion entre les gens

–          Clarifier des situations et transformer des conflits en situation gagnant-gagnant

–          Digérer et évacuer les effets de ressentis bloquants, traumatisants et dépasser le stress post-traumatique

–          Se libérer des croyances qui nous limitent dans notre évolution, nos relations, notre joie

En CNV on parle d’équivalence des besoins, qu’est-ce que ça signifie ?

En CNV le besoin est au centre.  Les besoins sont EQUIVALENTS. Le besoin d’un enfant de faire encore 5 minutes de câlins à son ours en peluche est aussi important que celui de ses parents d’arriver à l’heure à un rdv au travail. La CNV nous invite à considérer une issu qui soit gagnant/gagnant ou l’enfant puisse par exemple continuer à faire son câlin à son ours sur le chemin de l’école plutôt qu’à recevoir un « pose ton ours on y va et ce n’est pas la peine de pleurer comme tous les matins, je n’ai pas envie d’être viré à cause de toi ». Ce qui est une manière de considérer que le besoin de l’adulte est un besoin sérieux et pas celui de l’enfant. Qu’il n’y a pas d’équivalence.

Cette notion d’équivalence est au centre du processus CNV et du processus de résolution des conflits. Si vos besoins ne sont pas satisfaits vous allez avoir des émotions inconfortables comme la tristesse, la colère, la peur, la frustration etc. et bien que vous soyez le seul responsable de vos émotions, vous rejetterez parfois la faute sur l’autre : « viré à cause de toi ».

En CNV l’autre n’est pas responsable de nos émotions donc ?

Effectivement : Un autre notion importante est que « je suis responsable de mes émotions » ce n’est pas l’autre. Face à une même circonstance quelqu’un pourra être triste, l’autre en colère, un troisième, dans l’insécurité. L’émotion est toujours présente en soi. Je prends l’entière responsabilité de mes émotions. L’autre, l’événement est un stimulus qui engendre en moi une émotion dont je suis le créateur en fonction de mon histoire, de mon interprétation, de ma perception, de mon éducation etc.

Vous avez certainement entendu des phrases comme :

« Attention du vas mettre maman en colère » ou « vous m’énervez » ou encore « tu n’as pas envie de faire de la peine à papa » «  si tu fais ça tu vas lui briser le cœur, pauvre mamie » la plus merveilleuse est je crois : « tu me déçois ». Toutes ces phrases qui visent à enfermer dans la croyance qu’on est responsable des émotions de l’autre, et qui nous bloquent pour prendre la responsabilité de nos émotions et pas la responsabilité de l’émotion de l’autre. C’est un blocage dans évolution personnelle de celui qui dit la phrase autant que de celui qui la reçois et qui y croit. Ca s’appelle éduquer avec la culpabilité?

La CNV est un outil de prise de conscience de nos travers communicationnel et des impasses dans lesquelles on se met et on met les autres, conduisant au confit et à la déliaison.

Comment ça fonctionne la CNV ?

C’est un processus simple en soi à énoncer, et plus délicat à mettre en œuvre.

Basé sur 4 étapes : O S B D

–          L’Observation

–          Le Sentiment

–          Le Besoin

–          La Demande

Avec un préalable qui est l’Intention de « reliance »

Cela semble simple mais à y réfléchir ça ne l’ai pas tant que ça.

Prenez l’observation :

–          Jacques était en colère contre moi ce matin

C’est une interprétation pas une observation, qui pourrait être

–          Quand j’ai croisé Jacques ce matin il ne m’a pas dit bonjour

Tout comme le sentiment et le besoin il est important d’être attentif à nos formulations courantes.

C’est ce nouveau mode de communication, pacifiant que je vous invite à découvrir dans nos séances, dans le coaching, dans les débriefings…

Posez-vous la question :

Qu’avez-vous appris quand vous avez été puni ?

Si je me reconnecte au petit garçon qui est en moi (ce qui est une autre manière en CNV de dire, à mes émotions, à la partie vivante en moi) ce que ça m’a appris c’est :

–          Que mes besoins ne sont pas légitimes

–          Que le plus fort gagne toujours (l’adulte) car il est capable de me faire mal

–        Que je dois renoncer à ce qui est juste pour moi parce qu’un adulte en a décidé autrement

–          A douter de mes ressentis et du fait que j’ai une bonté naturelle

–          Que je suis méchant

–         Que l’adulte a toujours le dernier mot et donc que ma parole est moins importante que celle de l’adulte

–          Etc. etc.

–          Et je vous laisse compléter et faire votre liste

et vous poser cette question : quel parent, conjoint, ami, collègue ai-je envie d’être?

Bonne découverte